Salutations de Roswell!
Nous sommes arrivés dans cette ville au nord d'Atlanta ce soir (vendredi) comme prévu et je vous raconterai notre première rencontre avec les gens d'ici dans un prochain message du blog. Pour l'instant, laissez-moi vous mettre à jour sur ce qui s'est passé dans notre tournée hier.


Tout d'abord, avant de prendre l'autobus pour quitter Savannah, Philippe a dirigé une deuxième répétition publique, cette fois-ci devant un autre groupe de choristes de la Savannah Arts Academy, filles et garçons, successivement. Encore une fois, ces échanges de voix sont toujours profitables pour tous les choristes: on se mesure, on se situe, on évalue leur son, leur façon de faire, bref on se compare. Je trouve que c'est important de se comparer, en autant que l'exercice est fait dans le but d'identifier les différences, les forces et les faiblesses de chacun et ce qu'il faut améliorer. Dès qu'on cherche à déterminer qui est le meilleur, on passe à côté de ce qui est important.
Immédiatement après cette répétition, nous sommes partis en direction de LaGrange, dans l'ouest de la Géorgie. C'était une longue route à prévoir. Mais Michelle avait prévu le coup: quoi de mieux qu'on film "local" pour passer le temps agréablement durant ce voyage en autobus. Le film en question? Gone with the wind, vous l'aurez peut-être deviné. Ce film se passe un peu avant et après la Guerre de Sécession des USA, dans une plantation près de Atlanta et de Savannah, deux villes qui y sont mentionnées à plusieurs reprises. Sorti en 1939, ce film nous a donné entre autres, la plus grande citation de Hollywood ("Franchement, ma chère, c'est le cadet de mes soucis" ou si vous voulez, "Frankly, my dear, I don't give a damn.") et a été à mon sens, la plus grande source d'inspiration pour Le coeur a ses raisons de Marc Labrèche. En parlant de guerre, ça m'a frappé combien les gens que nous avons rencontré ont encore cette guerre dans leur pensée, dans leur héritage profond, alors que je soupçonne les gagnants du nord de ne plus y penser depuis bien longtemps. Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec ce que nous avons vécu au Québec: il me semble qu'on en parle encore pas mal de la bataille des plaines d'Abraham, alors que dans le reste du Canada, personne ne s'en soucie.
 |
Visité guidée de LaGrange; nous sommes divisés en deux groupes |
 |
| Étudiante Rioux fidèle au poste |
 |
Photo de groupe devant le Marquis de Lafayette |
Arrivés à LaGrange, nous avons eu droit à une visite guidée organisée par les historiens de la ville. Nous avons appris que le nom de la ville venait du fait que le Marquis, en passant dans le coin, aurait déclaré que ces lieux lui faisaient penser à son domaine près de Paris, où il y a le château de la Grange-Bléneau. Les fondateurs de la ville, voulant trouver à leur nouvelle ville un nom qui honorerait le Marquis, et voyant que Lafayette était déjà pris, ils décidèrent d'utiliser LaGrange.
Nous nous sommes ensuite rendus dans une salle communautaire attenante à l'église du concert pour y casser la croûte. Les gens là-bas nous avaient préparés un merveilleux festin typiquement "southern style". Immédiatement après, nous nous sommes préparés pour le concert. Première partie par eux et ensuite nous, pour une petite heure. Salle comble, publique chaleureux, tout y était pour faire de cette soirée une réussite et ce fut le cas. Les gens se sont même levés après la troisième pièce "Ain't no grave..." Il y avait de l'électricité dans l'air et les gens à la sortie n'avaient que des commentaires élogieux à faire à propos de notre prestation.
 |
Un effort collectif pour le pliage des programmes |
 |
| Un sous-groupe de plus vieux |
 |
| Les Young Singers of South Georgia |
 |
Une partie de la chorale dans Jaacobin Pojat |
 |
La répartition dans les famille après le concert |
Demain je vous raconte notre journée de vendredi à Atlanta.
François
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Laissez-nous un commentaire...